resusité
01/01/2008 23:26 par pierrepreira10

Littérature apocryphe
Un nombre certain de textes anciens ou plus récents, qui n'ont pas été retenus dans le canon néotestamentaire, mais qui nous sont connus depuis plusieurs siècles déjà, révèlent une vision parfois très différente qu'avaient certains courants des premiers siècles de notre ère (ou, anciennement comme récemment, des contre-conceptions) vis-à-vis de Jésus par rapport au Jésus traditionnellement connu par les évangiles canoniques.
La littérature apocryphe varie grandement en styles et dans les conceptions de Jésus : détails sur son enfance et ses parents (protévangile de Jacques), une descente aux enfers (actes de Pilate), un Jésus maître de sagesse ou initiateur ésotérique (évangile de Thomas), ou encore simple prophète (évangile de Barnabé) plutôt qu'envoyé de Dieu, etc.
La critique textuelle nous donne aujourd'hui l'affirmation d'une fiabilité documentaire et/ou une ancienneté souvent bien supérieures pour les évangiles canoniques, et parallèlement, des datations tardives (p.ex., l’évangile de Barnabé est datée du Moyen Âge) pour nombre d'écrits apocryphes. Sur le plan du contenu, la comparaison entre les évangiles canoniques et les apocryphes, et des apocryphes entre eux, pousse la majorité des savants à conclure à des motivations sectaires développées par les uns et par les autres, soit contre les hérésies (du côté du christianisme officiel – tels les Oracles sybillins), soit contre le christianisme dominant (du côté des courants divergeants, souvents concurrents entre eux). Il faut ajouter que l'érudition a, pour bon nombre des écrits de la littérature apocryphe, conclu à des pseudépigraphes (parfois très tardifs), inspirés de littératures anciennes mais souvent inauthentiques (comme l’évangile de Barnabé, l’Évangile de Thomas, ou – mais cela est disputé – l’évangile de Marie).
(en) Ressource anglophone de textes apocryphes (liés à l'Ancien et au Nouveau Testaments)
Témoins de Jéhovah
Pour les Témoins de Jéhovah, Jésus est le Fils de Dieu, la première de ses oeuvres, mais non Dieu lui-même.
Le nom de Jésus
Jésus est une translittération grecque d'un diminutif araméen de Yehoshuah ou Yeshoua (hébreu : ??? yešu), traduit également par Josué (hébreu: ????? yehošu`a). Le sens du mot est Dieu sauve, Dieu est salut, salut, santé, aisance financière.
1. La traduction œcuménique de la Bible indique « De nombreux manuscrits omettent le mot Jésus devant Barrabas. »
Nazareth
Pour de nombreux historiens, Jésus, connu sous le nom de « Jésus le nazaréen », serait né autour de l'année 6 avant JC (!) à Nazareth, que les évangiles citent souvent sous la forme hellénisée nazara. Le « nazarénien » (Nazarenos, en grec ?a?a???e) est donc l'homme du village de Nazareth. Dans les évangiles, Jésus est aussi désigné comme « nazoréen » (?a???a???). Ce terme est rappoché de l'hébreu nazîr (????), abstinent, ermite qui désigne un homme lié à Dieu par une promesse particulière. Une dérivation de neser (???), descendant, rejeton est moins convaincante.
Nazaréens semble la désignation sous laquelle sont connus les premiers chrétiens ; Le pouvoir romain ne les considérait alors que comme une dissidence juive susceptible de troubler l'ordre public. Un passage des Actes des Apôtres rapporte qu'un certain Tertulle accuse l'apôtre Paul en ces termes (Actes XXIV; 5) :
Nous avons trouvé cet homme, qui est une peste, qui excite des divisions parmi tous les Juifs du monde, qui est chef de la secte des nazaréens.
Le terme aurait été utilisé par l'empereur Julien l'apostat sur son lit de mort : « Tu as gagné, Nazaréen! » (Julien avait essayé de restaurer, après Constantin, le culte des anciens dieux romains).
Citations sur Jésus
« Jésus-Christ est le centre de tout, et le but vers lequel toutes choses tendent. », Blaise Pascal
« Car il y a un seul Dieu et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme qui s'est donné lui-même en rançon pour tous. », Saint Paul - 1 Timothée 2:5-6
« Nous avons, par la foi en Jésus-Christ, la liberté de nous approcher de Dieu avec confiance. », Saint Paul - Éphésiens 3:16
« Je suis le chemin, la vérité et la vie nul ne vient au Père que par moi. », dixit Jésus d'après Jean 14:6.
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Islam
Le Coran nomme Jésus Îssâ (arabe : ????? ?issa), tandis que la Bible en arabe le nomme Yesû?a (arabe : ???? yasu?a). L'islam considère Jésus comme un prophète majeur contrairement aux chrétiens qui considèrent Jésus comme l'incarnation d'une personne divine. Il n'est ni Dieu, ni fils de Dieu (Coran V; 17). Il est loué à de multiples reprises dans le Coran. Le Coran précise qu'il est né de Marie (Coran II; 87), qu'il est le Messie, que Marie est mère et vierge (Coran III; 45-47 ou XXI; 91) et qu'elle est sœur d'Aaron (XIX, 28), à comprendre comme "de la descendance" d'Aaron. Jésus présenterait la particularité d'avoir parlé dès sa naissance, au berceau. Jésus ne serait pas mort sur la croix, mais une autre personne a été crucifiée à sa place (« ce n'était qu'un faux semblant ») (Coran IV; 157), Dieu ayant élevé Jésus vers Lui. Cette croyance est probablement inspirée du docétisme. Il a confirmé les enseignements de la Torah et il aurait annoncé la venue de Mahomet (Coran LXI; 6) sous le nom de Ahmad. Il serait monté vivant auprès de Dieu, c'est lui qui reviendra pour annoncer le jugement dernier. Il ne reviendra pas en tant que prophète, mais en tant que guide et juge de la communauté des croyants, musulmans ou non. Il reviendra peu avant la venue du Mahdi selon la croyance chiite.
L'historien traditionaliste Tabarî (839-923) raconte à propos de la crucifixion l'épisode suivant :
Les juifs traînèrent Îsâ à un endroit où ils avaient préparé une croix pour le crucifier, et un grand nombre de juifs se rassemblèrent autour de lui. Ils avaient un chef nommé Yesû?a, qui était également parmi eux. Quand ils voulurent attacher Îsâ à la croix, Dieu l'enleva à leurs regards et donna la forme et l'aspect de Îsâ à Yesû?a, leur chef. […] Quand ils regardèrent, ils virent Josué entièrement ressemblant à Îsâ, et ils le saisirent. Il dit : Je suis Josué. Ils répondirent : Tu mens; tu es Îsâ, tu t'es dérobé à nos regards par la magie ; maintenant la magie est passée et tu es devenu visible. Il protesta en vain qu'il était Josué ; ils le tuèrent et l'attachèrent à la croix.
Quant à Îsâ, Dieu l'éleva, au ciel comme il est dit dans le Coran : « Ils ne l'ont pas tué et ils ne l'ont pas crucifié, mais ce n'était qu'un faux semblant. » (Coran IV; 156).
Tabarî (La Chronique, De Salomon à la chute des Sassanides)
Dans le Coran, le mot le plus fréquemment utilisé pour désigner les chrétiens est nasârâ (arabe : ???????? na?ara).

Authenticité historique
L'évidence, communément admise, de l'existence historique de Jésus, a commencé a être contestée au XIXe siècle, depuis Renan, à la suite d'une étude amorcée par Hermann Samuel Reimarus en 1774. En effet, en dehors des évangiles eux-mêmes, dont la date de rédaction est aujourd'hui fixée avec certitude entre 60 et 100 ap. J.-C., il n'existe aucune authentification historique contemporaine de Jésus.
Le premier historien qui évoque Jésus vers 94 est le juif Flavius Josèphe, né en 39 ap. J.-C. Il n'en a donc pas été le témoin direct.[1], [2]. Si la plupart des historiens s'accordent sur leur authenticité, les écrits sont contestés, car le premier « original » connu de l'historien date du IXe siècle ap. J.-C., fruit de multiples réitérations de moines copistes dont la transparence peut être mise en doute. Il convient cependant de signaler que c'est le cas pour la quasi totalité des auteurs anciens. Par ailleurs, l'historien évoque plusieurs Jésus différents, un nom parfaitement banal de l'époque.
Vers 116, dans ses Annales, l'historien romain Cornélius Tacite écrit : "[le nom de chrétiens] leur vient de Christ, qui, sous Tibère, fut livré au supplice par le procurateur Ponce Pilate. ..."[3]
Dans sa Vie des Douze Césars, vers 120, Suétone écrit : "[Claude] chassa de la ville les Juifs qui se soulevaient sans cesse à l'instigation d'un certain Chrestus"[4] Cette opération se passe en 50, environ 20 ans après la mort de Jésus. De plus, Christus et Chrestos sont deux mots différents, l'un signifiant « l'oint » (désignant une personne consacrée), l'autre se traduisant par « le bon » et faisant parfois office de nom propre. La confusion peut cependant ne pas étonner de la part d'un auteur "païen". Il est à noter que Suétone mentionne ici les Juifs alors qu'il mentionne les chrétiens sous le règne de Néron [5]
Historiquement, les références du Nouveau Testament ne prouvent rien.
L'absence d'évocations de Jésus pendant le Ier siècle en dehors des Évangiles ne prouve nullement qu'il n'existait pas. La Palestine était une colonie mineure et il n'est pas surprenant que son influence eut été insuffisante au début (en ce temps, les exécutés n'avaient pas droit aux feux des projecteurs comme de nos jours ; même la rébellion de Spartacus n'eut pas beaucoup d'échos). Bien d'autres messies ont fini dans les oubliettes de l'Histoire. Pourquoi s'il n'a pas existé, aurait-on jugé utile de l'inventer ? Pourquoi tant d'individus ont-ils cru en lui au point de lui dédier une religion ?
Si le besoin d'un « Dieu mourant » s'était fait sentir, il en existait suffisamment (Osiris, Adonis, Dionysos, Attis, etc.) pour qu'il soit inutile d'en inventer un de plus. La façon dont Jésus est dépeint laisse penser qu'il fut un personnage réel. Aucun auteur de son époque ne se serait donné la peine d'inventer un messie fictif en restant aussi vague et contradictoire sur sa vie et ses enseignements et en imaginant des disciples aussi imparfaits (comme Pierre qui renie trois fois son Maître par lâcheté).
Les contradictions et les bizarreries abondent dans les Évangiles, comme dans la plupart des biographies de personnages historiques. On a vu dans l'absence d'éléments biographiques de Paul la preuve de l'imposture de Jésus. Mais personne n'a jamais suggéré que Paul soit une invention. Or il connaissait des personnes qui avaient rencontré Jésus.
Rares sont encore les chercheurs qui doutent de l'existence de Jésus (comme Patrick Dupuy et Paul-Éric Blanrue), mais la plupart sont troublés par les ressemblances évidentes du dogme chrétien avec des cultes païens de l'époque. On peut donc accepter l'existence historique de Jésus. D'ailleurs les premiers adversaires du christianisme (tants juifs que romains) n'ont jamais contesté son existence, ce qu'ils n'auraient pas manqué de faire si elle avait fait l'objet du moindre doute.

Résumé de la vie de Jésus
D'après les Évangiles, Jésus serait né dans le village de Bethléem. Le recensement des populations sous occupation romaine ayant été ordonné par un édit de César Auguste, Marie, mère de Jésus, et son époux Joseph, furent contraints de rejoindre leur village d'origine. La naissance de Jésus à Bethléem accomplirait parfaitement la prophétie de Michée ; certains pensent que cette affirmation serait surtout symbolique, car Bethléem, en hébreu la maison du pain, est réputée « ville de David » où le Messie doit naître. (Voir plus bas pour Nazareth.)
Selon les évangiles de Matthieu et de Luc, cette naissance aurait eu lieu durant la dernière année du règne de Hérode Ier le Grand, soit 4 ans avant l'ère qui porte son nom (il est cependant précisé dans l'Évangile de Luc que cette naissance a lieu durant un recensement. Le seul connu à cette époque est celui de Quirinius, qui a eu lieu en l'an 7 av.-J.C.), et mort à Jérusalem en l'an 30 ou 33, crucifié sous le mandat du procurateur Ponce Pilate.
Les évangiles rapportent :
La naissance virginale dans le prologue de deux des quatre évangiles (Matthieu et Luc). Ces prologues sont estimés, par une partie des spécialistes, plus tardifs que le reste du texte (mais sans preuve philologique). Les évangiles mentionnent également la correspondance du récit de sa naissance avec plusieurs prophéties de l'Ancien Testament.
Sa transfiguration entre Moïse et Élie (dans l'évangile selon Marc). L'apparition des personnages de Moïse et de Élie est considérée par certains comme hautement symbolique. Moïse est un fondateur de religion et Élie est à l'époque le prophète le plus aimé du judaïsme. Élie est également réputé n'avoir pas connu la mort, être monté aux cieux de son vivant et devoir revenir en même temps que le Messie. Ce fut également, toujours selon l'Ancien Testament, le sort d'Enoch.
Sa Passion, c'est-à-dire ses souffrances et sa mort sur la croix (instrument de supplice) ;
Sa Résurrection constatée au matin de Pâques ;
Son Ascension (c'est-à-dire l'enlèvement de son corps au ciel).
Représentation de Jésus-Christ selon la doctrine catholique du Sacré-Cœur de Jésus-ChristLes quatre évangélistes font le lien avec quelques passages des prophètes des siècles antérieurs (notamment dans le livre d'Isaïe et les Psaumes) comme annonce de la passion et de la résurrection de Jésus, et de son rôle de Messie.
Les Actes des Apôtres rapportent :
La Pentecôte, 50 jours après Pâques, à la suite de laquelle les apôtres commencent la diffusion intensive de son message ;
Les débuts de l'Église et de son expansion.
Beaucoup de miracles sont aussi attribués à Jésus, essentiellement des guérisons d'aveugles, de sourds, de lépreux et de paralytiques. En outre, plusieurs résurrections lui sont attribuées : celle de l'esclave d'un centurion romain, celle du fils unique d'une veuve de la ville de Naïn, celle de la fille d'un nommé Jaïrus, et celle de Lazare, son ami, frère de Marthe et Marie.
